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Livres
Édith Piaf : "À toi"
Parution reportée à octobre 2011
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Déjà paru
Tous droits réservés par Marie-Jeanne Bordat.
Site créé le 25 / 04 / 2002
Mise à jour :
12 août 2011

Musique : Sous le ciel de Paris
Paroles : Jean Dréjac. Compositeur : Hubert Giraud
Éd. Choudens, 1951. Chanson interprétée par Jean Bretonnière dans le film Sous le ciel de Paris, (Titre original du film : Sous le ciel de Paris coule la Seine.) de Julien Duvivier, 1951, puis par Édith Piaf (1954).

Le livre ÉDITH PIAF " À TOI "

Livre en deux parties :
1) textes sous la forme de chansons (vers)
2) mêmes textes sous la forme de lettres (prose)

Extrait

Titre : LA RÉALITÉ DE TES CHANSONS

Dans tes chansons,
La vie n'est pas une fiction :
Il n'y a pas que des filles de joie,
Qui chialent sur leur sort,
En prise avec leurs déboires,
Le cœur fendu,
Sur un morceau de trottoir,
Au coin d'une rue.
Il y a aussi des pauvres filles
Qui pleurent leur amour perdu
Et leur confiance trahie,
Sous leur mantille,
Sur le banc d'une gare
Ou sur le quai d'un port,
Et qui pensent noyer leur cafard
Dans les bras du premier venu,
Premier venu croisé dans la rue,
Peut-être un parvenu,
Qui les accostera sans manière,
En les prenant pour des filles de joie.
C'est ainsi que, par dépit,
Elles se retrouveront dans un lit
Avec un amant d'un jour à creuser
Le gouffre qui ensevelira, petit à petit,
Un peu d'elles et les heures d'hier,
Comme une mort qu'elles auraient invitée
Au creux de leur corps flétri par l'amour
Qu'elles pensent avoir perdu pour toujours.

Dans tes chansons,
La vie n'est pas une fiction :
Il y a toujours quelqu'un qui essuie les verres
Derrière le comptoir, rue " Machin Chose ",
Et qui reluque les amoureux se tenant par la main,
En rêvant que son tour sera peut-être pour demain.
Il y a toujours une pauvre fille qui espère
Dans le bouge mal famé, rue de la Rose,
Ou qui pleure son désespoir quelque part,
En silence et à l'ombre des regards.
Aujourd'hui, les amants s'aiment à la folie,
Prêts à tuer ou à se faire tuer l'un pour l'autre.
Demain, ils s'entretueront en se déchirant le coeur,
Comme si leur chair était un vieux chiffon
Et, lorsque leur cœur sera en loque, en lambeaux,
L'un jettera l'autre comme une vieille chaussette
Et tous deux, dégoûtés, se quitteront,
Pour aller ailleurs, recommencer la même folie,
De s'éprendre, mais de se méprendre,
De croire aimer, mais de se tromper,
Ou de trop s'aimer sans pouvoir se comprendre,
Souffrant une fois de trop l'un par l'autre.
C'est ainsi que, sans amour et en pleine disette,
Ils se retrouveront, chacun de leur côté,
Amers, à trinquer à leur désespoir et à leur fiasco,
Derrière le comptoir, rue " Machin Chose ".
Et, là, ils feront danser leurs souvenirs en douleur,
Dans un coin de leur mémoire, rue de la Rose.

Dans tes chansons,
La vie n'est pas une fiction.
La réalité de tes chansons
Raconte l'être et ses passions. "
Bonne chance, l'ami,
Car ainsi va la vie. "

Titre : LA RÉALITÉ DE TES CHANSONS

Dans tes chansons, la vie n'est pas une fiction : il n'y a pas que des filles de joie, qui chialent sur leur sort, en prise avec leurs déboires, le cœur fendu, sur un morceau de trottoir, au coin d'une rue. Il y a aussi des pauvres filles qui pleurent leur amour perdu et leur confiance trahie, sous leur mantille, sur le banc d'une gare ou sur le quai d'un port, et qui pensent noyer leur cafard dans les bras du premier venu, premier venu croisé dans la rue, peut-être un parvenu, qui les accostera sans manière en les prenant pour des filles de joie. C'est ainsi que, par dépit, elles se retrouveront dans un lit avec un amant
d'un jour à creuser le gouffre qui ensevelira, petit à petit, un peu d'elles et les heures d'hier, comme une mort qu'elles auraient invitée au creux de leur corps flétri par l'amour qu'elles pensent avoir perdu pour toujours.

Dans tes chansons, la vie n'est pas une fiction : il y a toujours quelqu'un qui essuie les verres derrière le comp-toir, rue " Machin Chose ", et qui reluque les amoureux se tenant par la main, en rêvant que son tour sera pour demain. Il y a toujours une pauvre fille qui espère dans le bouge mal famé, rue de la Rose, ou qui pleure son déses-poir quelque part, en silence et à l'ombre des regards. Aujourd'hui, les amants s'aiment à la folie, prêts à tuer ou à se faire tuer l'un pour l'autre. Demain, ils s'entretueront en se déchirant le coeur, comme si leur chair était un vieux chiffon et, lorsque leur cœur sera en loque, en lambeaux, l'un jettera l'autre comme une vieille chaussette et tous deux, dégoûtés, se quitteront, pour aller ailleurs, recommencer la même folie, de s'éprendre, mais de se méprendre, de croire aimer, mais de se tromper, ou de trop s'aimer sans pouvoir se comprendre, souf-frant une fois de trop l'un par l'autre. C'est ainsi que, sans amour et en pleine disette, ils se retrouveront, chacun de leur côté, amers, à trinquer à leur désespoir et à leur fiasco, derrière le comptoir, rue " Machin Chose ". Et là, ils feront danser leurs souvenirs en douleur, dans un coin de leur mémoire, rue de la Rose.

Dans tes chansons, la vie n'est pas une fiction. La réalité de tes chansons raconte l'être et ses passions. " Bonne chance, l'ami, car ainsi va la vie. "

Éditions : Privièges Atlantica
Format: 15x21

Genre : Beaux-Arts

ISBN: 978-2-3516-5099-8

Couverture : dessin de Marie-Jeanne BORDAT et Pascal WATRIN

Lien de cet ouvrage sur le site de l'éditeur :

http://www.atlantica.fr/AccesIsbn.php?isbn=9782351650998

Pour des raisons indépendantes de ma volonté, faute de temps, j'ai dû mettre en attente la relecture de mon livre (corrections) et sa présentation sous sa forme définitive,
qui permetta de finaliser la réalisation de celui-ci.
La date de parution est reportée à octobre 2011
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